JOURNEY, le sommet du genre

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JOURNEY, le sommet du genre

Message par TheWickerMan le Sam 1 Oct - 13:19

Nous sommes au tout début des années 70 et Santana est l’un des groupes les plus populaires du moment avec son mélange de rock, de musique latino et, depuis peu, de jazz. Mais en coulisse entre les deux leaders, le guitariste Carlos Santana et le chanteur et organiste Gregg Rolie, les choses ne sont plus au beau fixe. Rolie décide alors de quitter le navire, emmenant avec lui Neal Schon, le jeune prodige qui avait été engagé comme second guitariste. Ils s’adjoignent les services du bassiste Ross Valory et du guitariste rythmique George Tickner, deux anciens musiciens du Steve Miller Band, ainsi que de l’ancien batteur de Frank Zappa, Aynsley Dunbar, seul anglais de la bande.  Se baptisant Journey, ils sortent un premier album éponyme en 1973 qui ne rencontre pas le succès.  Il faut dire que le groupe joue une sorte de jazz fusion et qu’ils sont loin de se démarquer de la multitude de groupes du même style qui sévissent à l’époque. Déçu Tickner quitte le groupe, laissant à Schon le soin d’assumer seul toutes les parties de guitare.



Un deuxième album,  Look Into The Futur, sort sans plus de succès, de même que le troisième Next, même si les parties chantées commencent à prendre le pas sur les parties instrumentales.  La maison de disque leur demande alors de changer de style (qui commence de toute manière à passer de mode) et d’engager un chanteur.  Après avoir brièvement engagé Robert Fleischman, c’est un certain Steve Perry qui remporte le poste. Celui-ci avait abandonné sa carrière musicale devant le peu de succès rencontré, mais suite à cet appel, il décide de tenter l’aventure une dernière fois.  Perry se révèle être l’élément qu’il manquait à Journey, avec une voix puissante, riche et pleine d’émotions. Côté musique le groupe se lance vers un hard rock policé capable de séduire les radios. En 1978, Infinity permet enfin à Journey d’obtenir une reconnaissance avec notamment "Wheel In The Sky" et la ballade "Lights", première d’une longue série chez le groupe.



C’est le moment que choisi Aynsley Dunbar pour partir rejoindre Jefferson Starship, ce qui ne perturbe pas beaucoup le groupe qui le remplace par Steve Smith. Evolution suit peu après et continue la progression du groupe vers un succès de plus en plus important avec cette fois leur premier titre au top 20, "Lovin’, Touchin’, Squeezin’".  Il en ira de même avec Departure qui ouvre les années 80 de belle manière puisqu’il offre au groupe un nouveau tube avec "Any Way You Want It". Le groupe fait malgré tout un court retour à leurs origines progressives en réalisant la bande son d’un film sans grande importance.  Après leur premier album live, Captured, Gregg Rolie décide cependant de quitter le groupe lassé des tournées incessantes. Il propose Jonathan Cain du groupe The Babys comme remplaçant. Davantage tourné vers les synthétiseurs et étant également guitariste rythmique et compositeur compétant, Cain fera définitivement entrer le son du groupe dans les années 80.



Escape sera le résultat de cette nouvelle étape en devenant l’un des albums les plus vendus des années 80. Sur cet album on retrouve  une multitude de succès,  l’hymne des stades "Don’t Stop Believin", le très beau "Who’s Cryin’ Now" et leur premier titre numéro 1, la ballade très clichée (on croirait voir les briquets se balancer rien qu’à entendre le refrain) qu’est "Open Arms". Mais réduire l’album à ses tubes serait injuste, et il ne faudrait oublier les titres rock et efficaces que sont  "Stone In Love", "Escape" ou encore "Mother, Father". L’année d’après, ils participent à la bande son du film Tron.

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Re: JOURNEY, le sommet du genre

Message par TheWickerMan le Sam 1 Oct - 13:33

1983 voit le groupe revenir en force avec l’album Frontiers qui déballe une nouvelle quirielle de tubes avec "Separte Ways", "After The Fall", la ballade poignante "Send Her My Love et la ballade gnian-gniante (et donc forcément la plus célèbre des deux) "Faithfully". A présent Journey est probablement le groupe de rock le plus populaire des Etats-Unis. Désirant un peu souffler, le groupe prend une pause. Neal Schon en profite pour participer à quelques projets annexes : un album avec Jan Hammer et un groupe éphémère avec le chanteur Sammy Hagar et un vieux complice du temps de Santana, le batteur Michael Shriever. Steve Perry voit cela comme un signe et commence sa propre carrière solo dont le premier album, Street Talk, s’inscrit un peu comme la succession de Frontiers sans les envolées de la guitare de Schon. Le public ne s’y trompera d’ailleurs pas et l’album sera un succès.



Inquiets que cette carrière solo mette en péril l’avenir de leur groupe, Neal Schon et Jonathan Cain pressent Perry de revenir. Ils y parviendront en faisant une concession de taille : engager des musiciens de studio à la place de Ross Valory et Steve Smith. Raised On The Radio est un nouveau succès, mais montre un groupe de plus en plus lisse et s’éloignant un peu plus de ses racines hard rock. Cependant, la qualité reste au rendez-vous et des titres comme "Girl Can’t Help It" ou "Be Good To Yourself" restent de vraies réussites. Hélas après la tournée Perry annonce à Cain et à Schon qu’il n’a pas l’intention de continuer l’aventure avec eux. Les deux musiciens se consolent comme ils peuvent en collaborant avec divers artistes à succès puis en formant un nouveau groupe avec deux anciens partenaires de Cain du temps des Babys, le chanteur John Waite et le bassiste Ricky Phillips, ainsi que le batteur Deen Castronovo. Bad English, le nom du groupe, cartonnera avec leur premier album mais se séparera après un second. Schon et Castronovo rejoindront alors le groupe Hardline.



De son côté Perry a réalisé un second album solo, le très bon For The Love Of A Strange Medicine. En 1996, Schon, Cain, Valory et Smith demandent à Perry de les rejoindre pour une reformation de Journey. Le chanteur accepte après une série de concessions et Trial By Fire s’annonce comme le grand retour de Journey comportant son lot de titres bien rock et de ballades mielleuses. Malheureusement des problèmes de santés de Perry empêchent le groupe de partir en tournée. Après l’avoir attendu longuement (ce qui provoqua le départ de Steve Smith remplacé par Deen Castronovo), la décision est prise de le remplacer. C’est Steve Augeri dont la voix est très proche de celle de Perry qui est choisi pour le poste. Cette nouvelle incarnation de Journey enregistre Arrival qui est plutôt apprécié, mais si les compositions sont bonnes, il manque les tubes qui faisaient la différence par le passé. Le même sort atteint Generations et le groupe, bien que toujours populaire dans sa patrie d’origine peine à reproduire les chiffres du temps de Perry.

Augeri est finalement renvoyé et brièvement remplacé par Jeff Scott Soto. Mais le groupe lui préfère finalement Arnel Pineda, un chanteur Philippin et copie vocale assez décevante de Steve Perry. Depuis le groupe a enregistré deux albums avec lui, Revelation et Eclipse, qui ont plutôt bien marché, mais qui sont loin d’atteindre le niveau de leurs grandes œuvres des années 80.

Si ils sont un des groupes de rock les plus populaires aux Etat-Unis, Journey n’a jamais rencontré le même succès dans nos régions qui leur ont toujours préféré Toto. Peut-être parce que Journey représentait le rock américain dans toute sa démesure, tant par les bons que par les mauvais côtés. Pourtant, ils nous ont laissé une longue série de titres qui méritent leur place dans l’histoire du rock et qu’il serait dommage d’ignorer.
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Re: JOURNEY, le sommet du genre

Message par Pichon le Sam 1 Oct - 15:08

Je n'avais pas souvenir que Perry était à l'origine du départ de Valory et Smith. Tu en connais les circonstances ?

Sinon, pas grand-chose à dire. Comme beaucoup, ma préférence va de loin à la période AOR, et surtout à partir d'Escape. Et pour ne toujours pas faire dans l'originalité, pour moi, Journey c'est avant tout le triptyque Escape / Frontiers / Raised On Radio.

Leur retour avec Trial m'a ennuyé (de mémoire, trop de ballades sans saveur, contrairement à ce qu'on trouvait sur Raised).

Quant à la suite, elle ne m'intéresse plus, bien que le premier avec Augeri n'était pas si mal.

Concernant Pineda, on est peut-être assez d'accord. Je me faisais récemment cette réflexion en voyant un extrait live. Il est à peu près parfait techniquement me semble-t-il, mais je ne ressens pas la même chose qu'en écoutant Perry sur lequel son chant est pourtant calqué.
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Re: JOURNEY, le sommet du genre

Message par TheWickerMan le Dim 2 Oct - 17:42

Pichon a écrit:Je n'avais pas souvenir que Perry était à l'origine du départ de Valory et Smith. Tu en connais les circonstances ?

Apparemment c'était une condition de Perry pour revenir dans le groupe, mais je ne me rappelle pas (mais l'ai-je su) la raison exact. Cet bio (comme d'autre que j'ai faites) est inspiré par la série Behind the Music de VH1 sur lequel ce fait est relaté.


Pichon a écrit:Concernant Pineda, on est peut-être assez d'accord. Je me faisais récemment cette réflexion en voyant un extrait live. Il est à peu près parfait techniquement me semble-t-il, mais je ne ressens pas la même chose qu'en écoutant Perry sur lequel son chant est pourtant calqué.

Je l'ai vu en concert il y a quelques années et franchement, je l'ai trouvé très essoufflé. Ok il bouge bcp, mais si vocalement ça influence sa performance, autant laisser tomber. Heureusement qu'il était soutenu par Deen Castronovo qui était bien meilleur et qui pourtant se démenait à la batterie (d'ailleurs je ne comprends pas pourquoi ils ne l'ont pas pris comme chanteur, il est bien meilleur, surtout lorsqu'on écoute sa performance sur le Revolution Saints).
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Re: JOURNEY, le sommet du genre

Message par zepforce le Mar 25 Oct - 13:44

escape et frontiers sont leur deux meilleurs albums pour moi .
raised on radio est trop mou euh je veut dire lisse.


par contre je suis un gros fan de l'album revelation avec pineda.



sinon en ce moment le groupe est composé de pineda ,schon, cain , vallory et steve smith .
manque plus que perry à la place du philipin et on retrouve l'age d'or du groupe.
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