JEFFERSON AIRPLANE et ses dérivés

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JEFFERSON AIRPLANE et ses dérivés

Message par TheWickerMan le Sam 1 Oct - 12:20

Au début des années 60, Marty Balin, un jeune musicien folk, cherche à former un groupe mélangeant le rock et le folk, à l’instar des Byrds qui rencontrent un grand succès à cette époque. Son chemin croise celui de Paul Kantner, un autre musicien qui a plus ou moins le même bagage musical. S’établissant à San Fransisco, dont Kanter est issu, ils se forment petit à petit une réputation comme duo, mais leur ambition reste d’avoir un vrai groupe. Ils commencent par engager une chanteuse, Signe Anderson, puis le guitariste Jorma Kaukonen qui apporte une petite touche blues. Plusieurs musiciens se succèdent à la batterie et à la basse avant que le groupe engage Skip Spence (qui pourtant n’est pas batteur) à la batterie et Jack Casady, un ami de Kaukonen à la basse. Kantner tient lui la seconde guitare et se partage les parties masculines du chant avec Balin. Le groupe se baptise Jefferson Airplane et, en se milieu des années 60, entre de plein pied dans ce qui sera le rock psychédéliques dont ils sont un des initiateurs.

Soutenus par Bill Graham, personnage influent de la scène de San Francisco, qui devient leur manager, le groupe enregistre son premier album en 1966, Jefferson Airplane Takes Off, où les influences folk du groupe sont encore très présentes. Peu après Skip Spence, mal à l’aise dans son rôle de batteur, quitte le groupe pour former Moby Grape et est remplacé par Spencer Dryden. Ensuite, c’est autour de Signe Anderson de quitter le groupe pour se consacrer à sa famille. Sa remplaçante est déjà toute trouvée. Grace Slick est une chanteuse très populaire à San Francisco et joue dans The Great Society, une groupe concurrent du Jefferson Airplane. Impressionnée par le niveau technique de Casidy et Kaukonen et par les talents de compositeurs de Balin et Kantner, Slick décide de les rejoindre. Elle emporte avec elle deux titres de Great Society, "White Rabbit", qu’elle a écrit elle-même, et "Somebody To Love". Les deux titres qui aujourd’hui encore sont le plus associé au Jefferson Airplane.



Porté par le succès de ces deux titres en single, Surrealistic Pillow offre un énorme succès au groupe qui devient l’un des plus populaires d’Amérique. Il convient cependant de souligner d’autres très bons titres sur ce disque comme "Plastic Fantastic Lover" ou encore le très rock "3/5 Of A Mile In 10 Seconds", deux compositions de Balin. Et c’est sans surprise que le groupe se retrouve être une des têtes d’affiche du Festival de Monterey en 1967. L’album suivant, After Bathing At Baxter’s continue à offrir une musique toujours plus rock et plus psychédélique, porté principalement par "The Ballad Of You And Me And Pooneil" de Paul Kantner. Pas de tube, cette fois sur cet album (le groupe n’en produira plus vraiment et il faut dire que les sujets de leurs chansons ont plutôt tendance à faire peur aux radios) mais cela n’empêche pas l’album de se vendre une nouvelle fois avec succès. Jefferson Airplane est à la pointe de la contre-culture. Paul Kantner et Grace Slick font l’apologie de la drogue, s’opposent à Nixon et à la guerre au Vietnam.



Alors que Slick demande le renvoie de Graham au profit de Bill Thompson, le groupe sort son quatrième album, Crown Of Creation qui est un énorme succès. On y retroussement notamment une très belle composition de David Crosby, "Triad", qui avait été refusée par les Byrds et où la voix de Slick fait merveille. Signalons également "Lather", "The House At Pooneil Corners" et "Star Track". Quelques mois plus tard, sort le premier album en concert du groupe, Bless Its Pointed Little Head, qui montre le côté explosif que pouvait avoir le groupe sur scène à l’époque, comme sur "The Other Side Of This Live" et permet au Jefferson Airplane de commencer l’année 1969 avec un nouveau succès. Le groupe fait également une performance très remarquée à Woodstock en commençant leur concert aux premières lueurs de la matinée du dimanche. Peu après sort l’album Volunteers qui offrent de nouveaux classiques comme la chanson titre, "We Can Be Together" et la version par Jefferson Airplane de "Wooden Ships", une chanson que Kantner avait écrit avec David Crosby et Stephen Stills et qui avait également été enregistrée par Crosby, Stills & Nash.
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Re: JEFFERSON AIRPLANE et ses dérivés

Message par TheWickerMan le Sam 1 Oct - 12:21

Mais Volunteers marque également la fin d’une époque pour le groupe. Jefferson Airplane se produit au tristement célèbre festival d’Altamont et Marty Balin se retrouve frappé par des Hell’s Angels alors qu’une bagarre éclate pendant leur concert. Début septembre, Spencer Dryden est renvoyé du groupe et remplacé par Joey Covington. De leur côté, Kaukonen et Casady ont formé un groupe annexe, Hot Tuna, avec qui ils effectuent des petites tournées acoustiques et commencent à sortir des albums. Il faut dire qu’avoir quatre leaders potentiels dans un groupe, si cela représente une richesse sur le plan des compositions, est difficile à vivre au quotidien. Résultat, tout ce que sortira le groupe en 1970 sera un single, "Mexico". Sentant que le groupe est de plus en plus dominé par le couple Slick-Kantner, et souhaitant mener une hygiène de vie plus saine que celle de ses camarades, Balin décide de quitter le groupe alors que celui-ci est en train d’enregistrer l’album Bark. Malgré l’absence de Balin, Bark est également un succès et voit l’arrivée du violoniste Papa John Creach qui rejoindra bientôt le groupe à part entière.



Joey Covington quitte le groupe pour être remplacé par John Barbata, l’ancien batteur des Turtles, et le groupe enregistre Long John Silver en 1972, mais le coeur ni est plus vraiment. Bien qu’étant devenu un des compositeurs principaux du groupe, Kaukonen est de plus en plus intéressé par Hot Tuna qui commence à remporter un beau succès. David Freidberg, bassiste en chanteur de Quicksilver Messenger Service, rejoint également le groupe pour la dernière tournée, mais peu de temps après Kaukonen et Casady quittent définitivement le groupe pour Hot Tuna. Accompagnés un temps par Papa John Creach, Hot Tuna va finalement se transformer en véritable power trio électrique qui va proposer un Hard Rock où se retrouvent leurs influences blues et psychédéliques. Ils se sépareront en 1978, après le live Double Dose.



Jefferson Airplane sort un second live en 1973, Thirty Seconds Over Winterland et les membres restant (soit Slick, Kantner, Creach, Freidberg et Barbata) continent sous le nom de Jefferson Starship et engagent le multi instrumentiste Pete Sears et le guitariste Craig Chaquico. L’album Dragon Fly sort en 1974, porté par le titre "Ride The Tiger", et leur offre un second souffle. Le son est plus homogène et plus formaté pour la radio. Il le sera encore plus sur l’album suivant, Red Octopus, qui voit le retour de Marty Balin dont le titre "Miracles" sera le premier titre du groupe à devenir numéro 1. Après l’album, qui est un succès énorme, Papa John Creach quitte le groupe (ainsi qu’Hot Tuna). Jefferson Starship continue son succès avec les deux albums suivants, Spitfire en 1976 et Earth en 1978 qui génèrent chacun leur lot de tubes.



Mais l’alcoolisme de Grace Slick commence à devenir un véritable problème et après une performance parfaitement scandaleuse en Allemagne, elle n’a d’autre choix que de quitter le groupe. Peu après, Marty Balin fait de même, laissant Jefferson Starship sans chanteur. Ils font alors appel à Mickey Thomas, dont la voix assez aigüe permet de chanter à la fois les parties de Slick et celles de Balin. Jefferson Starship embrasse alors à pleine dents le style AOR alors en pleine vogue avec Boston, Foreigner et Journey. Journey dont l’ancien batteur Aynsley Dunbar vient justement rejoindre Jefferson Starship pour remplacer John Barbata. L’album Freedom At Point Zero en 1979 est une parfaite illustration du nouveau Jefferson Starship, particulièrement sur le hit "Jane", porté par la voix haut perchée de Thomas et la guitare de Chaquico.

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Re: JEFFERSON AIRPLANE et ses dérivés

Message par TheWickerMan le Sam 1 Oct - 12:21

Alors que le groupe enregistre Modern Times, Grace Slick rejoint une nouvelle fois le groupe. "Stranger" et "Find Your Way Back" permettent à Jefferson Starship d’entrer dans les années 80 avec un nouveau succès. Deux autres albums suivent et continuent ce succès. Winds Of Change en 1982 avec notamment la ballade "Be My Lady", et Nuclear Furniture en 1984 sur lequel Donny Baldwin remplace Aynsley Dunbar et où on retrouve le tube "Layin’ It On The Line". Mais lassé du AOR, loin de ses aspirations artistiques d’origine, Paul Kantner décide de quitter le groupe bientôt suivit par David Freiberg. Ceux-ci se rebaptisent alors simplement Starship. Empruntant encore plus le son 80’s, Knee Deep In The Hoopla, est un énorme succès à l’époque et place deux titres au sommet de charts: "We Build This City" et "Sara". Même succès pour l’album suivant, No Protection, qui lance un autre numéro 1 en 1987, "Nothing’s Gonna Stop Us Now", mais Pete Sears a entre temps quitté le vaisseau également. Et puis c’est au tour de Grace Slick de quitter à son tour le groupe pour rejoindre… Jefferson Airplane alors reformé. Les trois membres restant enregistrent Love Among The Cannibals, qui voit un retour à un son un peu plus rock mais rencontre un succès restreint. Et, après une violente bagarre entre Mickey Thomas et Donny Baldwin, le groupe se sépare.



Les membres du Jefferson Airplane ne sont pas restés inactifs entre temps. Après une carrière solo pas trop mal réussie, Marty Balin s’est à nouveau associé à Paul Kantner après son départ du Jefferson Starship , ainsi qu’à Jack Casidy pour former l’éphémère KBC Band. De même, Jorma Kaukonen et Jack Casady ont reformé Hot Tuna en 1986 au sein duquel on retrouve également Paul Kantner. Bref, tout est en marche pour que les membres de la formation classique se reforment en 1989. Sans Spencer Dryden cependant, qui n’a pas été convié. Le groupe sort un album éponyme entouré par les musiciens de Toto et qui, il faut le dire, n’a pas grand rapport avec le Jefferson Airplane de 1966-1970 (mais qui aurait voulu de la musique psychédélique en 1989 ?). Le succès est assez pauvre et la reformation recevra le titre assez injuste de ‘Come Back le moins souhaité’. Aussi, malgré une tournée réussite, le groupe se séparera peu après. Grace Slick se retira du monde la musique, considérant que le rock n’est pas fait pour des musiciens de plus de 50 ans, Casady et Kaukonen continueront Hot Tuna et Balin et Kantner mettront sur pied une nouvelle version de Jefferson Starship en compagnie de David Freiberg et Donny Baldwin.



En 1996, Jefferson Airplane sera intronisée au Rock And Roll Hall Of Fame. Cette fois, c’est Grace Slick qui manquera la reformation du line up classique pour des raisons de santé. Avec la mort de Spencer Dryden en 2005 et celle de Paul Kantner en 2016, les chances de revoir le Jefferson Airplane des débuts sont à présent nulles. Mais que ce soit comme Jefferson Airplane, Jefferson Starship, Hot Tuna ou même Starship (souvent moqué aujourd’hui), ils nous ont offert un formidable héritage sur plus de trente ans !

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Re: JEFFERSON AIRPLANE et ses dérivés

Message par Philippe le Jeu 27 Oct - 0:26

En 2009, ils ont édité le concert de Woodstock.
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